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Naviguer sur le fleuve Saint-Laurent : Un défi passionnant

Vous avez déjà imaginé ce que ça prend pour diriger un navire sur le fleuve Saint-Laurent? Être capitaine, ce n’est pas seulement tenir la barre : c’est gérer des défis uniques, jour après jour. Nous avons discuté avec Luiggie Forgiony, capitaine du AML Louis Jolliet depuis plusieurs années, pour découvrir la réalité de ce métier fascinant.

 

Comment décrirais-tu la navigation sur le fleuve Saint-Laurent?

Naviguer sur le Saint-Laurent, c’est un défi en soi : ce n’est pas pour rien qu’il est reconnu comme étant l’un des cours d’eau les plus exigeants au monde. Grands vents, marées puissantes, courants, trafic maritime intense… ça crée un bon défi! Ça rend la navigation un peu plus complexe, autant pour les navires commerciaux que pour les plaisanciers.

Dans le chenal nord de l’île d’Orléans, par exemple, on trouve plusieurs hauts-fonds et bancs de sable qui exigent précision et vigilance. Heureusement, à bord du Louis Jolliet, nous avons investi massivement dans la technologie : radars dernière génération, cartes électroniques ultraprécises, instruments de navigation avancés. Tout est en place pour garantir une navigation sécuritaire, peu importe l’état du fleuve. Donc pour moi, c’est un terrain de jeu que j’adore!

 

Qu’est-ce qui rend chaque sortie sur le fleuve unique?

Je compare souvent le métier de capitaine à celui d’un médecin : même si la blessure est la même, chaque patient est unique et va réagir différemment. Sur un navire, c’est la même chose. Les manœuvres peuvent être les mêmes, mais l’environnement, lui, n’est jamais pareil. Le vent, les courants, les marées, le trafic – à bord du navire, aucun jour n’est identique. Chaque traversée est une nouvelle expérience, ce qui rend mon travail tout sauf ennuyant! 😊

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Comment te prépares-tu à chaque croisière?

La préparation commence dès le matin, bien avant d’arriver au quai. Grâce aux outils technologiques que nous avons, on analyse d’abord le trafic maritime prévu pour la journée, puis les heures et hauteurs de marées et, bien sûr, les conditions météorologiques.

Une fois sur place, on vérifie le tirant d’eau du navire. En tant que capitaine, mon rôle est aussi de m’assurer que le Premier Maître et tout l’équipage dispose de tout ce dont ils ont besoin pour offrir une journée impeccable à nos passagers. Une bonne sortie commence toujours par une préparation rigoureuse.

 

Pour toi, c’est quoi la navigation responsable?

La navigation responsable fait partie de l’ADN de Croisières AML. Depuis 2012, nous sommes fièrement membres de l’Alliance Verte, le principal programme de certification environnementale de l’industrie maritime en Amérique du Nord.

Concrètement, cela signifie que nous optimisons constamment notre vitesse et nos routes pour tirer le meilleur parti des courants, afin de réduire au maximum notre consommation d’énergie. Grâce à d’importants investissements réalisés, l’équipement du AML Louis Jolliet est à la fine pointe de la technologie. Ses moteurs principaux et ses systèmes électriques en font l’un des navires les plus écoresponsables au Canada, surtout quand on compare sa consommation à la taille du navire.

Pour nous, c’est essentiel de continuer d’innover et d’améliorer nos pratiques, pour que nos opérations respectent le fleuve et l’environnement.

 

Qu’arrive-t-il au Louis-Jolliet lorsque la saison se termine?

L’hiver est notre temps de grand entretien. On profite de ce temps hors saison pour maintenir le navire à un standard impeccable : inspections, réparations, entretien mécanique… tout y passe.

C’est aussi le moment pour mettre à jour nos équipements. La sécurité est au cœur de nos priorités, et pour maintenir des standards élevés, on collabore avec plusieurs partenaires spécialisés. Par exemple, on travaille étroitement avec ESM, qui inspecte et certifie nos plateformes, nos vestes de sauvetage, nos cordages pour les radeaux et bien d’autres équipements essentiels. C’est grâce à ce travail pendant l’hiver que nous pouvons offrir une expérience de croisière sécuritaire, fiable et de grande qualité à tous nos passagers pendant la saison estivale!

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir capitaine?

J’ai toujours été fasciné par les navires, leur fonctionnement, la façon dont on y prend des décisions, les défis qu’ils représentent. À bord, rien n’est jamais pareil : la météo change, les conditions évoluent, chaque journée apporte son lot de particularités. Cette variété m’a beaucoup attiré. Lorsque j’ai commencé mes cours d’officier, j’étais inspiré par les capitaines avec qui je travaillais. Leur leadership, leur calme, leur expertise… ça m’a donné envie, un jour, de m’asseoir à côté d’eux, et même à leur place. C’est ce qui m’a motivé à continuer mes études et à gravir les échelons, pour aujourd’hui être capitaine. C’est définitivement un métier passionnant et unique, qui m’anime encore des années plus tard!

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