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Apprendre à mieux connaître les baleines du Saint-Laurent

Baleine qui saute hors de l'eau

Treize espèces de mammifères marins à découvrir

Dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, treize espèces différentes de baleines coexistent. Laissez-nous vous en apprendre sur ces fascinantes créatures.

Selon la classification scientifique, les baleines, les rorquals ou même les dauphins sont tous regroupés dans la catégorie des cétacés. Le mot cétacé provient d’un terme grec signifiant monstre marin. Leurs dimensions expliquent assurément ce surnom, comme les rorquals à bosse qui sont plus longs qu’un autobus scolaire!

Les baleines se divisent en deux grands groupes: les baleines à dents et les baleines à fanons. Béluga, rorqual bleu, petit rorqual, rorqual commun, rorqual à bosse, marsouin commun, baleine franche noire, épaulard, cachalot, narval, dauphin à nez blanc, dauphin à flancs blancs, baleine à bec commun sont parmi les espèces que vous croiserez lors de votre sortie sur le Saint-Laurent.

Pour observer de plus près les baleines, Croisières AML offre une multitude de croisières et d’excursions sillonnant le Saint-Laurent et le Fjord du Saguenay au départ de différents ports du Québec. À bord, vous aurez la chance de naviguer dans le meilleur endroit du globe pour faire la rencontre de ce mammifère des plus fascinants. Afin de s’assurer que vous ferez bel et bien cette rencontre unique, la compagnie a mis en place la «garantie baleine» unique à Croisières AML. Si le capitaine juge qu’aucune baleine n’a été observée lors de votre croisière, il vous remettra un billet pour retourner en croisière aux baleines, soit une croisière guidée de jour au départ de Montréal ou Québec.

Découvrez en détails les espèces que vous aurez la chance de rencontrer lors de votre croisière!

Le béluga

Environ 900 bélugas sont répertoriés au monde. Ce mammifère marin que l’on surnomme parfois le canari des mers fréquente les eaux à forts courtants de l’estuaire au golfe du Saint-Laurent en passant par le Fjord du Saguenay. C’est le seul cétacé résidant annuellement dans les eaux du Saint-Laurent. Le béluga se nourrit de poissons de fond, d’anguilles et d’invertébrés à l’aide de ses dents servant à croquer ses proies qu’il avale sans mâcher. Entre sifflements, claquements, grincements et grognements, son répertoire est très diversifié. Son accouplement a lieu entre avril et juin, la gestation dure 14 mois et l’allaitement de 6 à 24 mois. Les bélugas, reconnus pour leur blancheur éclatante, n'ont toutefois pas cette teinte toute leur vie. En effet, les bébés sont de couleur grise et deviendront blancs autour de 7 ans, chez la femelle et 9 ans, chez le mâle.

Le rorqual commun

Ce cétacé fréquente l’estuaire du golfe du Saint-Laurent de mai jusqu’à la fin novembre où il vient se nourrir. Le troupeau du golfe, sans compter l'estuaire, a été estimé à 380 individus. Les rorquals communs sont fidèles à leur segment d’alimentation où l’abondance de nourriture est favorisée par des phénomènes océanographiques (fronts thermiques, topographie et remontée d’eau froide), notamment à la tête du chenal Laurentien (entre Tadoussac et Les Bergeronnes). Cette espèce de baleines est un engouffreur, c’est-à-dire qu’elle engouffre une grande quantité d’eau et de proies à la fois, pour ensuite rejeter l’eau tout en avalant la nourriture. Elle fait donc partie de la famille des baleines à fanons. Son alimentation est composée de crustacés planctoniques et de petits poissons qui vivent en bancs. Les sons émis par les rorquals communs sont dans la gamme des basses fréquences, inférieures à 120 Hz. Concernant la reproduction, l’accouplement a lieu entre décembre et janvier, la gestation dure de 11 à 12 mois et l’allaitement, 6 à 7 mois. Son dos est gris foncé et son ventre pâle. Il mesure entre 20 et 25 mètres et sa mâchoire inférieure est blanche.

Le petit rorqual

Comme le rorqual commun, le petit rorqual se situe davantage dans les zones côtières de mars à décembre pour s’alimenter. Le troupeau du golfe (excluant l’estuaire) a été estimé à 1 000 individus. Fin stratège dans la capture de ses proies, le plus petit des rorquals passerait la moitié de son temps à chasser pendant la période estivale. C’est aussi un engouffreur qui se nourrit de krill et de petits poissons en bancs (hareng, capelan). Il produit également des sons de basse fréquence. En ce qui concerne sa reproduction, l’accouplement a lieu entre janvier et mai, la gestation dure environ 10 mois et la période d’allaitement 4 à 5 mois. Le petit rorqual a un dos gris foncé et un ventre blanc. Il arbore une large bande blanche qui traverse chaque nageoire pectorale. Très semblable au rorqual commun, on le différencie par sa longueur, car il mesure 8 mètres par rapport à 20 mètres pour son homologue.

Le rorqual à bosse

Chaque printemps, plus de 7 500 baleines à bosse parcourent 5 500 kilomètres pour rejoindre l’Atlantique Nord et le Saint-Laurent. Depuis la fin des années 90, ces baleines fréquentent de plus en plus le Saint-Laurent et les régions du golfe. Côté alimentation, les baleines à bosse chassent crustacés planctoniques et petits poissons parfois seuls et parfois en bancs. Pour attirer les femelles et se prouver dominants, les mâles émettent des chants longs, mélodieux et complexes pendant la période de reproduction. La gestation dure de 11 à 12 mois et l’allaitement, 5 à 10 mois. Son dos est gris foncé et son ventre blanc. On peut l’identifier grâce à ses longues nageoires pastorales qui peuvent mesurer jusqu’à 4 mètres et avec sa queue unique à chaque individu. Effectivement, non seulement elle permet de les identifier, mais elle est surtout visible lorsque la baleine effectue un plongeon en profondeur dans les eaux froides du Saint-Laurent. Une photo très prisée à collectionner!

Le marsouin commun

De toutes les espèces présentes dans le Saint-Laurent, le marsouin commun a la durée de vie la plus courte. Sa population est toutefois estimée à 20 000 individus environ. On l’observe le  plus souvent dans les baies, les estuaires, les fjords et les ports. Cette espèce de baleine s’alimente dans la colonne d’eau (goberge, capelan, maquereau) et sur le fond (calamars et crustacés). Le marsouin commun émet des clics répétés, mais aussi des sons graves qui lui serviraient aussi bien à communiquer qu’à se localiser (ses ultrasons se répercutent contre les objets avant de revenir à lui, ce qui lui permet d’estimer la distance avec l’objet avant de le percuter). L’accouplement a lieu entre juillet et août, la gestation dure environ 10 mois. Il possède un corps robuste avec un dos foncé et un ventre plus clair. Il est environ de la taille d’un humain.

Le rorqual bleu

Étant le plus gros animal ayant existé sur notre planète, la baleine bleue fréquente normalement les eaux froides et profondes. C’est une résidente saisonnière estivale du golfe et de l’estuaire où sa présence est remarquée davantage en août et en septembre. Comme tous les autres rorquals, elle fait partie de la famille des baleines à fanons et se nourrit de krill, jusqu’à 4 tonnes par jour; cela correspond au poids total de 2 voitures! Son accouplement se réalise à la fin de l’automne ou en hiver. Rare et fragile, la baleine bleue reste l’un des plus beaux mammifères à observer. Mesurant entre 24 et 31 mètres, on peut le reconnaître grâce à sa teinte grise bleutée.

La baleine franche noire

Peu visible à la surface, elle fréquente les eaux côtières et peu profondes du Saint-Laurent. Les baleines noires nagent la gueule grande ouverte et filtrent l’eau à mesure, capturant ainsi de minuscules crustacés appelés copépodes. Cela fait d’elles des engouffreuses. L’accouplement a lieu en hiver, entre novembre et février. Son dos et son ventre sont noirs et on y retrouve parfois de petites taches blanches. Elle présente également des callosités blanchâtres sur l’ensemble de sa tête.

La baleine à bec commune

Dans la famille des espèces rares, j’appelle la baleine à bec commune. Championne pour ses capacités de plongée, en temps et en profondeur, la baleine à bec a une diète variée allant du calmar, au hareng et aux crevettes en passant par les concombres et étoiles de mer. Les naissances ont lieu d’avril à juin. Longue de 6 à 10 mètres, on l’identifie grâce à son bec proéminent (un peu comme un dauphin).

Le cachalot

Plus gros cétacé à dents, le cachalot est observé occasionnellement dans le golfe et dans l’estuaire du Saint-Laurent. Il nage principalement dans l’Atlantique Nord-Ouest où sa population est estimée à près de 2 700 individus. À la recherche de nourriture en profondeur, le cachalot chasse principalement des calmars. Le moment le plus propice pour la reproduction est au printemps. S’en suit alors une longue période de gestation (14 à 16 mois). Sa peau est sombre et sa tête carrée et proéminente occupe le tiers de son corps.

L’épaulard

Avec seulement une vingtaine d’observations depuis le début des années 1980, l’épaulard se fait rare du côté du golfe et dans l’estuaire du Saint-Laurent. Grâce à ses fortes capacités d’adaptation, le plus gros des dauphins sait tirer profit des conditions océanographiques et des ressources alimentaires diversifiées. Il suit d’ailleurs une diète très variée: petits poissons, calmars, tortues, phoques, oiseaux marins, raies, mais aussi de grands rorquals et des cachalots. La reproduction a lieu toute l’année avec un pic au printemps et à l’automne. On reconnaît l’épaulard grâce à son patron de coloration noir et blanc qui lui est caractéristique.

Le dauphin à flancs et nez blancs

Visiteurs réguliers du golfe du printemps à l’automne, surtout au large de la Basse-Côte-Nord, le dauphin à flancs blancs et le dauphin à nez blanc de l’Atlantique s’aventurent aussi en Gaspésie et s’approchent des côtes en été et en automne. On estime leur nombre à 12 000 individus pour le dauphin à flancs blancs et à 2 600 pour le dauphin à nez blanc dans le golfe. Leur alimentation est constituée de petits poissons qui vivent dans les profondeurs, de calmars et parfois de petits crustacés benthiques. Les dauphins vivent généralement en groupe de trois à une quinzaine d’individus. Leur reproduction a lieu de mai à septembre, avec un pic en juin et juillet.

Le narval

Appartenant au sous-ordre des cétacés odontocètes ou communément appelés baleines à dents, comme les cachalots et les dauphins, les narvals sont plus à l’aise dans les zones recouvertes de glaces denses en hiver et se nourrissent de poissons en profondeur. Ils se sont adaptés pour vivre dans les eaux froides et s’aventurent rarement dans des régions plus chaudes, où ils rencontreraient davantage de prédateurs. Les narvals sont des animaux sociables ; ils vivent en groupe et communiquent entre eux par des sifflements. Tellement sociable que depuis 2016, un jeune narval se promène dans le fleuve Saint-Laurent en compagnie de bélugas comme s’il faisait partie intégrante du groupe des baleines blanches. La couleur du narval change durant sa vie, mais on peut facilement identifier le mâle qui a une corne torsadée pouvant parfois atteindre 3 mètres de long.

Ces courtes descriptions vous ont donné envie d’aller à la rencontre de ces mammifères marins extraordinaires? Le Saint-Laurent est un habitat privilégié pour l’observation de bon nombre de baleines dû à la grande quantité de nourriture qui s’y retrouve et le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent est définitivement le plus beau site d’observation des baleines au monde. Si certaines espèces sont plus visibles que d’autres, cela n’empêche pas les plus timides de faire des apparitions remarquées. Alors, adeptes de moments inoubliables, embarquez à bord d’un bateau ou d’un zodiac à la rencontre de ces fascinants monstres marins.

Réservez votre croisière pour les apercevoir prochainement!

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